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5 éléments clés de la victoire de paris !

Grâce à une victoire obtenue dans les dernières secondes, le PSG Handball s’est qualifié pour la finale de la ligue des champions. C’est une première depuis Montpellier en 2003, qui avait été champion cette année-là. Retour sur 5 éléments clés de leur victoire avant la finale de demain qui les opposera au Vardar Skopje, tombeur du Barça à la dernière seconde.  
La défense
La défense parisienne fût très bonne tout au long de la partie, autorisant seulement 11 buts en première mi-temps pour 26 au total. Au-delà des chiffres, c’est l’impression visuelle qui fût impressionnante, avec une défense extrêmement physique et mobile pour résister aux attaques hongroises, avec notamment des replis parfaitement exécutés. L’intensité folle dégagée est allée de pair avec une propreté remarquable, les parisiens n’ayant été sanctionnés que deux fois par des exclusions temporaires.
Bien aidé par sa défense, Thierry Omeyer ne démérite pas pour autant et a réalisé un match incroyable. Toujours galvanisé par les matchs à enjeu, notre « Titi » national a été intraitable. Le néo-retraité montré qu’il était toujours un des meilleurs gardiens du monde, changeant le cours du match pour permettre à Paris de le remporter. L’alsacien sera sans aucun doute un facteur déterminant lors de la finale demain, et Titi n’a pas manqué beaucoup de finales…
Le jeu de transition
Moins à l’aise sur les attaques placées, les parisiens se sont appuyés sur des transitions rondement menées pour inscrire des buts faciles. Grâce aux multiples arrêts de Thierry Omeyer, les occasions de relance étaient au rendez-vous avec un Gensheimer se projetant vite en attaque.
Ensuite, il ne lui reste plus qu’à ajuster le gardien à 6 mètres, ce qu’il fait à merveille. Ce jeu de transition efficace est possible uniquement grâce à la défense irréprochable, il faudra donc qu’elle soit au rendez-vous lors de la finale pour que le PSG puisse encore marquer des buts faciles. Cela sera très utile face à une défense très solide du Vardar. De plus, les macédoniens ont perdu énormément de ballons face à Barcelone, ce dont Paris saura profiter si l’occasion se présente.
Daniel Narcisse
Lui aussi néo-retraité, il n’en a rien perdu de son explosivité. Joueur d’impact par excellence, Narcisse a encore une fois redonné du rythme à une attaque qui peinait en début de match. Incisif et percutant, il apporte une intensité débordante et une menace lointaine. Terminant la partie à 3 petits buts inscrits, son apport réel fût quant à lui beaucoup plus important.
Il a créé des jets de 7 mètres, ou délivré des balles de but après des un-contre-un fulgurants. Il s’est posé en véritable métronome du jeu francilien et a initié de nombreux buts grâce à ses très bonnes fixations. Sur une action, il est même redevenu bondissant comme à ses plus belles heures en délivrant un coup de canon phénoménal à 9 mètres après un saut ultra explosif.  Il fût incontestablement un atout majeur dans le match et a permis de pallier la performance plus discrète de Nikola Karabatic. Nul doute qu’il aura encore un rôle à jouer dans la finale de demain, lui qui n’est pas avare de titres.
Les rotations
Même s’il peut paraitre étonnant de mentionner les rotations - surtout pour le PSG version Serdarusic – elles ont eu un rôle important bien que presque invisible. Ainsi, 13 joueurs ont foulé le parquet ce soir, et seuls Nahi, Barrachet et Accambray n’ont pas eu l’occasion de rentrer sur le terrain.
En plus d’apporter une diversité dans le jeu grâce à des styles très différents, avoir des rotations élargies permet aussi de reposer des joueurs, notamment des cadres pour qu’ils soient plus frais en fin de match. Ainsi, Veszprém n’a pas la profondeur de banc de Paris et cela a eu un impact fort. Les Hongrois ont été obligés d’évoluer avec 3 droitiers sur la base arrière pour reposer un Nagy qui en avait besoin (il a 36 ans). La sanction fût immédiate et Paris a réussi à créer un mini-break durant sa sortie, inscrivant 8 buts en 12 minutes.
Enfin, la très bonne partie de Narcisse a permis à Nikola Karabatic de se reposer par séquences, ce qui l’a fait rester performant dans la dernière minute, où il fût décisif.
La clutch attitude des Kara Brothers
De prime abord, les frères Karabatic ne semblent pas avoir réalisé un très bon match. Ils ont marqué un but chacun seulement, alors qu’ils sont d’habitude plus productifs. Mais en joueurs très expérimentés qu’ils sont, les deux frères ont forcé la décision en fin de match. Tout d’abord, Nicolas a inscrit son premier et unique but du match à 1min20 de la fin, sur un tir en appui surpuissant et décisif.
Enfin, Veszprém avait la balle de l’égalisation dans la dernière minute, avec un temps-mort pris pour mettre en place une combinaison. L’action décisive synonyme de victoire est alors réalisé par Luka Karabatic, qui effectue une interception salvatrice en se jetant au sol pour récupérer le ballon et l’arracher pour la victoire. C’est le propre des stars, être performantes dans le money time peu importent les actions précédentes. Ce match est donc la preuve s’il en était besoin, que les frères Karabatic sont de cette classe.
D’autres éléments auraient bien évidemment pu être mis en lumière, comme les bonnes performances de Gensheimer (7 buts) ou de Hansen (7 buts aussi), mais le but n’était pas d’être exhaustif. Le PSG Hand affrontera donc le Vardar demain en finale de ligue des champions, pour peut-être devenir le premier club français depuis Montpellier en 2003 à remporter la plus grande compétition européenne. Sans s’attendre à la dramaturgie historique de la dernière finale entre Kielce et Veszprém, nous devrions assister à une rencontre intense, entre ce qui se fait de mieux sur la planète handball cette année.