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Les qualificatifs manquent pour illustrer cette rencontre tant les émotions se sont succédées à une vitesse folle lors de ce match déjà mythique. Au bout du suspense (et d’une séance de tirs aux buts), Kielce remporte pour la première fois la Champions League. C’est aussi la 3ème défaite en 3 finales pour le club de Veszprém.
Kielce ne partait pas du tout favori du final four de la champions league et pourtant les voilà sur le toit de l’Europe. Alors qu’ils s’étaient qualifiés dans la douleur face à Paris la veille (26-28), ils affrontaient une équipe de Veszprém qui avait difficilement disposé de Kiel après des prolongations. Malgré la fatigue accumulée lors de celles-ci, l’équipe hongroise est archi-favorite pour s’adjuger sa première ligue des champions. Cependant, un match n’est jamais gagné avant d’avoir été joué.
Dès le coup d’envoi, les deux équipes s’engagent dans une lutte acharnée. L’engagement physique est énorme et c’est un véritable combat que se livrent les deux équipes. Une équipe de Kielce trop centrée sur Michal Jurecki et Uros Zorman au secteur central échoue et Veszprém prend le dessus à la mi-temps grâce à un Lekai inspiré. L’écart est conséquent -4 buts- mais pas insurmontable. En début de deuxième mi-temps, la confiance est clairement en faveur des Hongrois qui déroulent face à une équipe de Kielce sans solutions. L’écart atteint les 9 buts à la 45ème minute (18-29) et Xavier Sabate en profite pour faire tourner. On se dit alors que le match est fini et qu’on se dirige vers un long « garbage time ». Mais l’incroyable va alors se produire. Kielce va se mettre à défendre et Slavomir Szmal va protéger sa cage comme jamais. Veszprém ne va pas marquer pendant 13 interminables minutes. Grâce à cette défense de fer, les Polonais reviennent à égalité en passant un 9-0.
Le momentum a changé de camp et on pense alors que l’équipe de Dujshebaev va s’imposer, c’était sans compter sur la rentrée impressionnante de Mirko Alilovic. Le gardien croate enchaine les arrêts et maintient son équipe à flots malgré une défense poreuse. Grâce à son show, Veszprém arrive même à repasser en tête. Il ne reste que quelques secondes à jouer et Kielce possède la balle pour aller en prolongations. C’est Lijewski qui ose prendre le shoot malgré une défense très dure sur l’homme et il le marque. Nous nous dirigeons donc vers une prolongation. Elle est le lieu d’un chassé-croisé permanent entre deux équipes très vaillantes. Nous arrivons alors dans les dernières secondes de la rencontre et la situation est inversée. Ce sont en effet les Hongrois qui sont dans l’obligation de marquer afin d’espérer accrocher une séance de tir aux buts. Ils décident d’attaquer fort le secteur central alors qu’ils sont en supériorité numérique. Cet avantage leur permet de trouver Ugalde tout seul à l’aile qui ne panique pas et inscrit le but de l’égalisation.
Vient alors la séance de tirs aux buts, avec un suspense insoutenable. C’est cruel tant les deux équipes ont tout donné mais il fallait un vainqueur et c’est de Julen Aguinagalde que vient le salut. D’un côté, une défaite terrible pour Veszprém qui perd ainsi la 3ème finale de ligue des champions de son histoire. De l’autre, une équipe courageuse qui a fait déjouer tous les pronostics. Alors que tout le monde les pensait morts, ils ont réussi à rebondir et ont fait preuve d’un cœur énorme. Peu importe quelle équipe nous supportons, ce match fût l’un des plus fous de l’histoire du handball avec un scénario incroyable. Les deux équipes ont livré un combat de tous les instants avec une intensité physique hors-norme tout en restant fair-play. Les joueurs de Kielce ont montré que même en étant dominés pendant les 3/4 d’un match, ils ont su rebondir en faisant preuve d’un mental énorme.
Quoiqu’il arrive, ce match restera à jamais dans les annales du handball comme étant un des plus fantastiques de l’histoire. C’est le genre de match qui fait rêver les supporters, qui créé des vocations chez les plus jeunes et c’est pour des moments comme celui-là que vivent les fans de sport.