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Mathieu Lanfranchi : « Si on peut accrocher une place européenne, ce serait bien »

Meilleur pivot de la saison dernière, Mathieu Lanfranchi est dans sa dernière année de contrat avec Cesson. Il revient sur son parcours atypique, ses objectifs avec Cesson, son amour pour le coaching et son implication dans le projet de beach handball. 
Dans les catégories jeunes, vous avez été souvent recalé à cause de votre taille, est-ce que cela a forgé votre mental ?
C’est vrai que j’ai été recalé à cause de ma taille. Au début, ça m’a beaucoup chagriné quand j’étais enfant mais après j’ai appris à essayer d’en faire une force. Ça m’a aussi permis de connaitre d’autres choses comme je ne me suis pas engagé dans le handball de haut niveau tout de suite. J’ai pu faire des études un peu plus longues, les faire à l’étranger donc découvrir une autre culture et voyager. J’ai aussi connu ce que c’était de travailler pour payer ses études. Ça m’a permis de voir autre chose que ma vie de handballeur professionnel et aujourd’hui, quand certaines choses ne vont pas dans le hand, je me rappelle ma vie d’avant où c’était plus compliqué. C’est vrai que ça me rend plus fort pour affronter les moments où il y a des problèmes dans le handball.
Quand vous arrivez à Vernon, en division 2, vous avez commencé à jouer pivot alors que c’était le seul poste que vous n’aviez jamais occupé (hormis gardien). Est-ce que vous pensez que ce changement de poste a changé votre carrière ?
Oui peut être car aujourd’hui c’est grâce à ce poste que je suis professionnel. Peut-être que j’aurais réussi à être professionnel en jouant sur d’autres postes mais peut-être que j’aurais eu moins de succès et que je n’aurais pas réussi. C’est donc grâce à ce replacement au poste de pivot que je peux gagner ma vie et jouer au plus haut niveau en France donc ça été une bonne chose pour moi.
L’année dernière, vous avez fini 8ème de D1 avec Cesson-Rennes. Quels sont vos objectifs pour cette saison, se maintenir, viser les places européennes ?  
Aujourd’hui l’objectif du club est de faire un peu mieux que l’année dernière. Si on peut accrocher une place européenne, ce serait bien. Mais on a fait un mauvais début de championnat et il va falloir qu’on cravache dur pour aller chercher au moins le milieu de tableau voire plus. On a un match très important dès mercredi (ndlr : victoire 25-22 contre Saint-Raphaël en J04 ) donc il va vraiment falloir qu’on mette les bouchées doubles pour pouvoir atteindre nos objectifs.
On vous surnomme « Chavache », d’où vient ce surnom ?
Les gens concernés sauront d’où ça vient. Mais c’est le premier surnom qui m’a été donné quand je suis arrivé dans mon club à Oisel avec la fac. C’est un surnom sorti comme ça lors d’une soirée et depuis c’est resté.
Vous aviez prolongé avec Cesson, vous pensez que c’est le dernier club de votre carrière ?
J’ai prolongé il y a plus d’un an et là je suis dans ma dernière année de contrat. Je ne peux pas dire si Cesson sera mon dernier club, je ne peux pas dire si je bougerai, pour l’instant je n’en sais rien. Une chose est sûre, c’est qu’à Cesson j’ai passé de super années. Maintenant, on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. Moi j’aimerais continuer à jouer au handball, pourquoi pas à Cesson donc ce n’est pas encore décidé.   
Votre club vous permet de passer vos diplômes d’entraineur en parallèle de votre carrière professionnelle, c’est un objectif pour vous de devenir coach ?
Oui tout à fait. J’avais commencé à passer mes diplômes quand j’étais à Dijon. Dijon et Cesson sont des clubs qui m’ont permis de suivre ma formation d’entraineur et c’est vrai que c’est un objectif pour moi de devenir entraineur derrière. Pas forcément de première division mais j’aimerai d’abord des jeunes ou un centre de formation. Aujourd’hui, je participe à l’entrainement du centre de formation de Cesson et j’aimerai pouvoir continuer puis ce sera une question d’opportunité, comme lorsqu’on est joueur.
Devenir entraineur, c’est une vocation depuis tout petit ou c’est venu plus tard en côtoyant des coaches comme David Chrsitmann ou Denis Lathoud ?
C’était depuis longtemps car j’ai passé mon premier diplôme d’entraineur à 18 ans. J’étais encore dans mon club de Verneuil-sur-Avre et c’est quelque chose que j’envisageai depuis longtemps.     Au début, c’était plus pour rendre service à mon petit club car il fallait des quotas d’entraineur mais finalement je me suis pris au jeu. J’ai aimé me retrouver en situation d’entrainement. J’ai continué tout au long de ma carrière de passer mes diplômes.
Vous faites partie de l’équipe de France de beach handball créée récemment, pouvez-vous nous parler de ce projet ?
Cela fait presque 15 ans qu’il y a des championnats du monde et d’Europe de beach handball. La France était toujours restée sur l’aspect sandball, qui est du beach handball mais sans compétition, sans vraiment de défense, ce qui était en accord avec l’esprit des barjots. Mais la France ne possédait pas de représentants de beach handball au niveau mondial. La fédération a donc décidé de mettre en place ce projet. Il y a le championnat d’Europe qui se joue cette année en Croatie et la fédération aimerait bien y envoyer une équipe. Mais il faut voir dans quelles conditions, comment peut-on s’organiser pour pouvoir faire des regroupements car le calendrier n’est pas forcément en adéquation avec le calendrier professionnel. C’est un projet qui se met en place petit à petit et j’espère pouvoir y participer le plus longtemps possible que ce soit en tant que joueur et après pourquoi pas en tant qu’entraineur. Je pense aujourd’hui que le beach handball a beaucoup plus d’avenir que le sandball. Au beach handball, il y a beaucoup de tactiques mises en place, ce qui n’existe pas forcément au sandball.
 
Merci au club de Cesson pour la mise en relation avec Mathieu Lanfranchi. Merci à lui pour sa franchise et sa bienveillance.