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Melvyn Richardson : le futur lui appartient !

Son nom est sans doute plus connu que son prénom mais cela pourrait vite changer, focus sur un jeune joueur pas comme les autres.
Un début de carrière banal malgré un lourd héritage paternel
Melvyn Richardson touche son premier ballon très jeune : « J’ai commencé le handball à 8 ans, lorsqu’on est rentrés en France ». On, c’est lui et son père, l’illustre Jackson Richardson. Fils du joueur le plus capé de l’histoire du handball français (417 sélections), il était sans doute prédestiné à devenir professionnel. Après le pôle espoir puis le centre de formation, il signe donc son premier contrat pro le 3 mars 2015 avec son club de toujours, Chambéry.
Des supers performances en France jeunes
Les sélections nationales jeunes sont un bon moyen de se montrer et de goûter à la pression des matchs importants. Et le jeune Melvyn répond présent pour perpétuer la domination française en terme de handball. Il remporte ainsi le championnat d’Europe jeunes 2014 et les championnats du monde 2015 avec la France tout en étant élu meilleur arrière droit lors de l’Euro puis meilleur joueur du championnat du monde. Fort du succès au championnat du monde, il entame sa première saison professionnelle avec confiance.
Un début de saison difficile
Bien qu’il ait fait ses preuves chez les jeunes, le retour avec les professionnels est difficile. Ne bénéficiant pas d’un temps de jeu important, il peine à trouver son rythme : « Il m’a fallu un temps d’adaptation. Avec le Mondial, j’ai eu un contrecoup au niveau de la fatigue. Ça a été difficile, et je n’avais pas beaucoup de temps de jeu. » 3 matchs en restant muet et 2 absences de la feuille de match, c’est bien un début de saison difficile sans réel temps de jeu. Le manque d’énergie se traduit lui par des shoots qui ne font pas mouche, 16/39 au soir de la 12ème journée.
Puis une fin dantesque
C’est alors qu’il prend confiance et sort des matchs incroyables. Lors de la 13ème journée il inscrit 7 buts sur 7 tentatives contre le PAUC de Jérôme Fernandez puis lors de la journée suivante, son équipe s’incline d’un petit but contre Toulouse et il continue d’être très précis avec 2 buts pour un seul échec. Arrive alors la trêve internationale à l’occasion de l’Euro en Pologne, un moment pour se reposer après l’été bien rempli avec les sélections jeunes. La reprise se fait 2 mois plus tard contre l’ogre parisien et la coupure se fait sentir par un manque de rythme flagrant après la pause. Ce match se soldera par une défaite avec 2 buts de Melvyn à seulement 28 % de réussite. Comme pour se faire pardonner, il plante 12 buts lors de la victoire à Créteil. Jusqu’à la fin de la saison, il alterne le chaud et le froid avec certains matchs dans lesquels il explose (comme ses 11 buts face à Montpellier) ou d’autres dans lesquels il reste muet (contre Dunkerque). Au total, depuis la 13ème journée incluse, il a inscrit 63 buts sur 97 tentatives soit 65 % de réussite.   
Un profil complet
Il a su utilisé la présence de Timothey N’Guessan pour pénétrer les défenses. En effet, celles-ci étaient attirées par la présence de l’artilleur chambérien, par conséquent l’arrière droit adverse montait pour l’empêcher de tirer de loin et Melvyn profitait alors de cette brèche pour attaquer rapidement le secteur central créant ainsi un décalage. Cependant, sa vitesse n’est pas sa seule arme pour terroriser les défenses, il possède lui aussi un très bon tir à 9 mètres lui permettant de faire sortir la défense pour mieux la perforer en un-contre-un derrière. Il dispose aussi d’une bonne vision du jeu assortie d’une très bonne qualité de passe notamment après contact et il sait aussi tirer les pénaltys. Enfin, il est aussi un défenseur très correct qui utilise sa taille (1.90m) et ses longs bras combinés à sa mobilité pour gêner les attaquants.
Une marge de progression énorme
Tout son talent ferait presque oublier qu’il n’a que 19 ans ! Il possède donc une marge de progression énorme. Il a démontré qu’il pouvait parfaitement endosser le rôle de complément de N’Guessan ou Basic voire sur certains matchs le rôle de leader offensif. Il bénéficie à Chambéry de l’environnement parfait pour continuer à se développer et pour avoir de plus en plus de responsabilités au fil du temps. Il lui manque juste un peu de régularité pour véritablement s’imposer comme un cadre en LNH mais avec autant de talent, il ne peut que réussir à s’imposer comme une des stars du futur.