HAND & CO Vivez le handball en notre compagnie !
Adresse
Téléphone
Nous sommes ici dans la demi-finale de coupe de la ligue opposant Saint Raphaël au Paris Saint Germain. Malgré un décalage son/image dont on s'excuse, si vous tendez l'oreille, vous pouvez entendre Nikola Karabatic (n°44) annoncer "Espagnole, Espagnole".

Ainsi, après un tour de fixation, il transmet le ballon à Mikkel Hansen (n°24) qui lui redonne de suite, exécutant ainsi la fameuse combinaison "espagnole". Après ce passe et va, Karabatic vient effectuer un croisé arrière-ailier avec Uwe Gensheimer (n°3) pour faire bouger la défense. L'Allemand donne le ballon à Hansen qui vient appuyer sur le secteur central.

Dans le même temps, Luka Stepancic (n°7) et Benoit Kounkoud (n°11) se décalent vers la gauche. L'ailier droit parisien reçoit le ballon du danois et le donne aussitôt à Stepancic qui est lancé. Le croate joue avec Nikola Karabatic qui réalise la fixation décisive avec 2 joueurs sur lui, il réussit sa passe pour un Gensheimer très ouvert. Malgré une prise de balle ratée, l'ailier allemand dispose d'un tel temps qu'il peut se reprendre et aller inscrire sa roucoulette signature.

Cette action montre qu'avec beaucoup de mouvements coordonnés, il est possible de trouver un joueur ouvert sans même gagner un seul duel. L'arrière droit de Saint Raphaël est monté trop haut pour tenter de couper la transmission vers Karabatic. Voyant son coéquipier en retard en train de reculer, Arthur Vigneron a choisi de venir aider sur Karabatic qui sanctionner cette décision par une passe décisive pour Gensheimer.

Cette action montre le QI handball de Nikola Karabatic qui a pris la bonne décision en choisissant de fixer externe pour attirer l'aide et provoquer la supériorité numérique. Cette action illustre parfaitement l'adage célèbre des attaquants : "prendre ce que la défense nous donne".
Ici, la situation n'est pas la même que la précédente. L'action a lieu durant la finale de la coupe de la ligue entre le HBCNantes et le Paris Saint-Germain. Beaucoup moins travaillée que la précédente, elle montre juste la manière parfaite pour attaquer lors d'une supériorité numérique.

Alors que Nedim Remili (n°18) effectue le changement attaque-défense, Nikola Karabtic (n°44) place son frère sur le côté gauche de l'attaque. Le premier temps fort est initié par Mikkel Hansen (n°24) qui vient appuyer fort sur l'intervalle en face de lui. Cette fixation est efficace car elle est inattendue, le danois ayant effectué une feinte de passe avant de changer de rythme.

Nikola Karabatic fixe alors lui aussi son défenseur avant de transmettre à Nedim Remili. C'est à ce moment que l'erreur de la défense est commise, par Nicolas Claire (n°7). Pendant la fixation de Karabatic, il reste à le regarder plutôt que d'anticiper la passe à Nedim Remili.

Le parisien l'a vu et pénètre vite ce qui oblige Olivier Nyokas (n°6) à venir fermer, Claire étant en retard. Il ne reste à Abalo (n°19) qu'à ajuster Cyril Dumoulin, ce qu'il fait avec réussite.

En supériorité numérique, il a suffi à Paris un changement de rythme inattendu suivi d'une circulation rapide avec un immobilisme défensif passager de Nicolas Claire pour trouver un ailier absolument libre de tout marquage. Une action parfaitement exécutée qui aboutit à un but facile.