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Des 8èmes de finale de haut vol !

Ces samedi et dimanche 21 et 22 janvier ont eu lieu les premières rencontres à élimination directe de ces Championnats du Monde de handball. Entre surprises, victoires logiques et records battus, on ne s’est pas ennuyé du côté de Lille, Paris, Albertville et Montpellier. Retour sur ces huit rencontres avec un focus plus particulier sur les matchs France-Islande et Suède-Biélorussie.
 
France-Islande : une victoire non sans mal dans une ambiance phénoménale !
Du jamais vu en France ! 28010 spectateurs étaient présents ce samedi 21 janvier au stade Pierre-Mauroy de Lille pour assister à la victoire de la France 31-25 face à l’Islande. Un double record a été établi par cette affluence unique : record d’affluence pour un match de handball des championnats du monde, et record d’affluence pour un match de handball en France. Malgré cette ambiance explosive, les Bleus de Didier Dinart et Guillaume Gille ont connu une entame de match très compliquée. Inhibés par cette atmosphère inédite pour un match de handball ? Sans doute, tant les Bleus ont surjoué dans les quinze premières minutes, comme le témoigne les deux minutes de suspension infligées à Nikola Karabatic après 6 minutes de jeu dans la foulée de son premier but, coupable d’une poussette peu nécessaire sur un joueur islandais. Face à cette équipe de France se trouvait une équipe d’Islande rapide en contre-attaque et très dure sur l’homme en défense. Et quand la brèche fut trouvée dans la défense islandaise, c’est le gardien Gustavsson qui fit le travail (avant de s’éteindre). Au point de se retrouver avec 3 buts de retard après 11 minutes de jeu (4-7), ce qui provoqua le premier temps mort du duo Dinart-Gille et des modifications tactiques. Ce temps mort fut salvateur pour l’équipe de France qui prit enfin la mesure des Islandais. Sous l’impulsion d’un Ludovic Fabregas en mode MVP et de Mickael Guigou, et grâce à Thierry Omeyer qui effectua des arrêts décisifs, les Experts recollèrent rapidement au score et s’offrirent même le luxe de rentrer aux vestiaires avec une avance d’un but (15-14).
La 2e mi-temps se déroula dans la continuité de la fin de la première mi-temps. Les entrées conjuguées de Remili et de Valentin Porte firent du bien aux Bleus, tandis que les cadres, Guigou et Karabatic en tête, continuèrent leur job et de mener l’équipe de France vers une qualification pour les quarts de finale, finalement obtenue avec 6 buts d’avance (31-25). L’essentiel est assuré pour l’équipe de France, qui devra cependant hausser son niveau de jeu et mieux négocier son entame de match mardi en quarts de finale si elle souhaite revenir à Paris pour le dernier carré de la compétition.
 
La démonstration suédoise contre des Biélorusses « absents »
C’est hier, sous les coups de 17h30, que l’on devait connaitre le nom de l’adversaire de l’équipe de France pour les quarts de finale. Suède ou Biélorussie ? Et bien finalement, il a fallu beaucoup moins de temps pour connaitre cet adversaire tant la Suède a dominé son adversaire. Après un début de partie serré (+1 pour la Suède après 8 minutes de jeu), la Suède a fait exploser la Biélorussie en 4 minutes, au point de compter 6 buts d’avance après seulement 12 minutes de jeu (12-6, 20-10 à la 22e minute, puis 24-11 à la mi-temps. Sous l’impulsion d’un Andreas Palicka impérial dans ses buts (50% d’arrêts), d’un Jesper Nielsen excellent en défenseur n°3 et d’un collectif suédois bien huilé et intraitable sur jeu rapide, la Suède a fait déjouer la Biélorussie, et ce malgré un excellent match du pivot de Saint-Raphaël Artsem Karalek (7 buts hier). La 2e mi-temps fut dans la continuité de la première mi-temps, avec une équipe de Suède qui s’est permis le luxe à ce stade de la compétition de pouvoir faire tourner son effectif pour finalement s’imposer 41-22.
Au-delà du score fleuve, la Suède a impressionné tant par sa prestation défensive, que par sa fluidité collective en attaque et ses individualités qui se sont sublimés (on pense à Nielsen, Gottfridsson ou encore Lukas Nilsson). La rencontre de mardi face à la France risque d’être excitante mais très serrée.
 
Les surprises qataris et hongroises
Dans les autres huitièmes de finale du week-end ont eu lieu deux grosses surprises. La première fut l’élimination du Danemark, champion olympique en titre ! Après avoir sans trop de difficultés décroché la première place du groupe D, le Danemark est tombé à Albertville sur le score de 27-25. La faute à 20 premières minutes manquant de rythme et à trop de tirs ratés en deuxième mi-temps alors que les Danois avaient enfin trouvé leur jeu qui avaient fait leur succès à Rio cet été, mais également la faute au retour surprise de Laszlo Nagy, qui a été époustouflant défensivement et qui a sublimé ses coéquipiers par son intelligence de jeu.
L’autre surprise fut l’élimination de l’Allemagne à Paris face aux vice-champions du monde qataris (20-21). Alors qu’on pensait la sélection de Valero Rivera rentrer dans le rang, les Qataris ont déjoué les pronostics sous l’impulsion de Rafael Capote (9 buts) et de Bertrand Roiné (4 buts) pour crucifier les hommes de Dagur Sigurdsson dans la dernière minute. Menés pendant 58 minutes et 39 secondes, les Qataris ont choisi le moment parfait pour passer devant au score. Il faudra compter sur les hommes de Valero Rivera pour la suite de la compétition.
Dans les autres huitièmes de finale, la logique a été respectée. Victoires sans trop de difficultés de la Norvège de Sander Sagosen et de la Slovénie contre la Macédoine (34-24) et la Russie (32-26). Ce fut plus difficile à Montpellier pour l’Espagne et la Croatie qui après des matchs serrés contre le Brésil et l’Egypte, se sont finalement imposés dans le money-time respectivement 28-27 et 21-19.
 
Rendez-vous demain à partir de 17h pour les quarts de finale suivants : Norvège-Hongrie (17h, Albertville), France-Suède (19h, Lille), Slovénie-Qatar (20h45, Paris) et Espagne-Croatie (20h45, Montpellier). Des rencontres tellement équilibrées qu’il est difficile de connaître à l’heure actuelle qui fera partie du dernier carré de ces palpitants championnats du monde.