HAND & CO Vivez le handball en notre compagnie !
Adresse
Téléphone
L’équipe de France arrive à l’Euro en Pologne sans pression. Avec les Jeux Olympiques de Rio cet été et les championnats du monde 2017 en France, cet euro n’apparait clairement pas comme un objectif primordial. Mais tout est cependant possible avec une équipe de France qui ne délaissera jamais une compétition.
 
L’euro en Pologne est comme une répétition pour les Bleus. L’occasion de donner du temps de jeu aux jeunes, de leur apprendre ce qu’est « l’esprit France ». L’occasion aussi pour Claude Onesta de commencer à passer le témoin d’entraineur à Didier Dinart. La pression est tout de même un petit peu présente car les Bleus sont champions d’Europe en titre. Mais voilà, après un peu moins de deux semaines de compétition les Français sont éliminés. Non-qualifiés pour les demi-finales alors qu’ils avaient leur destin en main, ils se sont écroulés avec une défaite contre la Norvège. Retour sur les raisons d’un échec.
La France ouvre sa compétition par une victoire importante sur la Macédoine, un succès qui s’est dessiné en 2ème mi-temps grâce notamment à Valentin Porte (5/7). C’est une bonne victoire pour prendre des points mais la qualité de jeu affichée n’est pas exceptionnelle. Le match suivant contre la Serbie est rassurant avec une victoire finale de 10 buts (36/26) malgré une première mi-temps serrée. De gros points positifs dans cette partie, l’apport des remplaçants avec en chef de file Olivier Nyokas qui va finir la partie avec un superbe 8/8 au tir (plus une énergie contagieuse en attaque), et surtout une défense très solide contre de valeureux Serbes.
Pour le dernier match des phases de poule, la France affronte le pays hôte dans une ambiance de folie. Les Polonais jouent le meilleur handball de leur Euro et prennent rapidement l’avantage (9/3 après 10 minutes). Slawomir Szmal (le gardien polonais) a repoussé 17 tirs (à 47 % d’arrêts) et Karol Bielecki inscrit 9 buts. Ils sont les principaux fers de lance de leur équipe qui fait déjouer la France à l’image de sa base arrière titulaire (Karabatic, Narcisse et Porte) qui inscrira seulement 4 buts dans le match. Première défaite donc pour des Bleus en retard et sans imagination (31-25).
Le match face à la Biélorussie est l’occasion pour Nikolas Karbatic de vite faire taire les critiques faisant état de son manque de leadership avec une performance parfaite 9/9. Avec une avance de 15 buts à la pause (20-5) et un Thierry Omeyer « on fire », Onesta se permet de faire jouer ses remplaçants toujours au niveau à l’image de la jeune garde française composée entre autres de Théo Derot et Nedim Remili (5 buts chacun).  
Malgré l’absence de Kentin Mahé, la France continue de s’appuyer sur une défense 5-1 très solide avec cette fois-ci Daniel Narcisse qui occupe le rôle de défenseur avancé contre la Croatie dans un match toujours spécial. La défense est très bonne la France s’impose dans le sillage de Narcisse (4/6), Abalo (6/9) et Sorhaindo (4/4). Cette performance est d’autant plus impressionnante qu’elle est réalisée contre les Croates qui par la suite atomiseront le pays hôte (Croatie qui à l’heure où j’écris ces lignes s’apprête à affronter l’Espagne en demi-finale).
Le dernier match arrive contre la Norvège, si la France gagne, elle se qualifie pour les demi-finales. Dans ce match à la vie à la mort, la France produit la meilleure entame de match et mène 7-4 à la 17ème minute grâce à un Thierry Omeyer de gala et un Daniel Narcisse efficace. La France encaisse alors un 4-0 et atteint la mi-temps sur un score de 12-11 en leur défaveur. Au retour des vestiaires, les Bleus reviennent grâce à un Porte au four et au moulin (14-13). Mais l’équipe d’Onesta est dominée physiquement et n’est pas sereine. Le jeu collectif habituel laisse place aux uns contre uns (malheureusement habituels lorsque l’équipe perd). L’équipe de France s’incline donc 29-24. Défaite logique tant la Norvège était supérieure. S’en suit une victoire anecdotique contre le Danemark dans le match pour la 5ème place où les équipes jouaient clairement sans envie.
Les Bleus finissent donc 5ème de l’Euro 2016 en Pologne. Non cette 5ème place n’est pas inquiétante pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les jeunes ont eus du temps de jeu. De plus, Didier Dinart a commencé à apprendre plus en profondeur le métier de coach auprès de Claude Onesta. Seuls points inquiétants, les cadres pas forcément au niveau attendu. Cependant, nous pourrons voir l’équipe de France à son vrai niveau lors des Jeux Olympiques et du Mondial 2017 qui se déroulera en France.
Une désillusion pour mieux rebondir dans le futur ?