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Eurotournoi : la France semble prête pour les JO

Pour la 4ème fois consécutive, la France a remporté l’Eurotournoi de Strasbourg. Même si il ne faut pas tirer de conclusions hâtives de deux matchs amicaux, retour en 5 points positifs sur ce tournoi.
La victoire
Cela peut sembler idiot mais même lors d’un match amical la victoire est importante car elle permet de prendre confiance et de souder encore plus le groupe. Ces matchs de préparation ont permis de se jauger contre deux équipes participants elles aussi aux jeux olympiques (dont le Danemark que la France affrontera lors du dernier match de poule).
Le physique
La préparation physique de l’équipe de France a été très intense (notamment à la Toussuire) et elle semble avoir porté ses fruits. En effet, la température très élevée du Rhénus de Strasbourg ne semble pas avoir gêné les Français et ceci est bon signe étant donné la chaleur qui sera sûrement présente au sein de la salle à Rio. De plus, la France n’a pas connu d’énorme trou d’air lors de ces matchs ce qui signifie que nos athlètes sont en forme. Seul bémol mais très léger, les blessures. Thierry Omeyer a été laissé au repos lors des deux matchs tandis que Daniel Narcisse s’est lui reposé lors du premier tout en tenant sa place lors du second. Rien de grave cependant, la seule crainte reste sur le dos d’Adrien Dipanda sorti sur blessure. Ce serait un véritable coup dur Valentin Porte étant la seule rotation sur le poste d’arrière droit (seul arrière droit gaucher).
Le banc
Le banc de l’équipe de France est très fourni en termes de talents purs et il l’a prouvé lors de ce tournoi. Tous les remplaçants ont apporté leur pierre à l’édifice sauf peut-être Kentin Mahé qui après un 7m transformé s’est éteint pour finir à 1/6. Timothey N’Guessan a su être incisif dès qu’il est rentré en apportant une menace extérieure importante tout en délivrant des caviars comme sa superbe passe dans les dos pour un Ludovic Fabregas tout en efficacité (2/2). Adrien Dipanda fût lui aussi un parfait complément et Claude Onesta a même donné du temps de jeu à un Olivier Nyokas (qui est réserviste) qui semble rempli de confiance à l’image de sa tentative de roucoulette à la Uwe Gensheimer.
L’attaque
Lors de l’Eurotournoi, la France a pu travailler ses combinaisons et le moins que l’on puisse dire est qu’elles fonctionnent. En attaque la balle bouge vite, les joueurs sont en mouvement et les intervalles s’ouvrent relativement facilement. Possédant de multiples artilleurs comme Timothey N’Guessan ou Mathieu Grébille ainsi que des joueurs pouvant finir au près comme Daniel Narcisse ou Valentin Porte, la menace est omniprésente. Lors de quelques périlleuses attaques, l’équipe de Claude Onesta s’en remet au talent de certaines de ses stars comme Nikola Karabatic ou Michaël Guigou pour faire la différence. C’est donc une attaque bien huilée dans laquelle chacun connaît son rôle et ce qu’il a à faire pour gagner. Cette réussite offensive est d’autant plus satisfaisante que le jeu d’attaque est d’ordinaire assez brouillon lors des premiers matchs de préparation.
La défense
C’est peut-être la plus grande satisfaction de ce tournoi : la défense. Que ce soit en 0-6 ou en défense étagée, la défense française fût très séduisante. Avec un Vincent Gérard en forme contre le Danemark (13 arrêts), la copie était presque parfaite. Les seuls moments où la défense a semblé friable, c’était sous les coups de boutoirs du meilleur joueur du monde Mikkel Hansen qui a encore été parfait avec 5/6 aux shoots. La dimension physique des français est impressionnante et chaque joueur est en capacité de garder son vis-à-vis. Les joueurs flottent de gauche à droite sans laisser aucun intervalle disponible pour l’attaque adverse et les grands gabarits empêchent au maximum les tirs de loin.
 
Force est de constater que les bleus vont s’envoler pour Rio en étant plein de confiance et sûr de leurs acquis.