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Les femmes de défis terminent sur une bonne note

Après une défaite assez large face à la Norvège samedi à Orléans, l’Equipe de France féminine avait à cœur de battre les championnes olympiques russes en titre pour leur dernier match de la Golden League. Chose faite et bien faite après une rencontre maîtrisée par les Bleues de la première à la dernière minute.
La défense française fait la différence en première mi-temps
Sans Laurisa Landre (bloquée à la nuque) et Gnosiane Niombla (touchée elle à la cheville), c’est amoindrie que l’équipe de France se présentait sur le parquet du Palais des Sports d’Orléans face aux Russes de Trefilov. Malgré ces forfaits de dernière minute, les joueuses d’Olivier Krumbolz sont rentrées très rapidement dans le match. Après avoir concédé l’ouverture du score par l’intermédiaire de Vodka, les Bleues ont joué décomplexées. Agressives en défense, notamment grâce au duo Camille Ayglon Saurina-Béatrice Edwige en numéros 3, précises sur les montées de balle, les Femmes de Défis ont réalisé un premier break après à peine 5 minutes (5-2), grâce à leur capitaine Siraba Dembelé très en jambes hier soir (8/9). Dans les cages, c’est Amandine Leynaud qui réalisa un début de match hors normes, en arrêtant notamment deux jets de 7m russes dans les dix premières minutes… dont un grâce à son visage, qui provoqua une entrée en jeu anticipée de Laura Glauser le temps que Leynaud se fasse soigner par le staff médical. Tout fonctionna lors de cette première mi-temps. Même lorsqu’on a craint le pire quand Alexandra Lacrabère (9/10) quitta le terrain en boitant accompagnée par le staff à la 15e minute au point même de rejoindre les vestiaires. Quelle ne fût pas notre surprise de la voir de retour sur le terrain 5 minutes en transformant un 7m (13-6, 21e). Le temps faible connu par les Bleues en fin de première période (aucun but marqué entre la 24e et la 29e minute) et le 0-3 encaissé n’eut pas de conséquences fâcheuses, l’équipe de France, grâce une nouvelle fois à Dembelé, rentra aux vestiaires avec cinq buts (15-10, 30e). Gros point noir cependant, la blessure au genou de Béatrice Edwige à 15 secondes de la mi-temps, qui ne refoulera pas le parquet contrairement à Lacrabère plus tôt.
La Russie n’y est plus en deuxième mi-temps
Après seulement 30 secondes, lorsque la Messine Laura Flipes perdit une balle facile à son aile droite et que les Russes ne se privèrent pas de scorer sur la montée de balle (15-11, 30e), on a craint le gros passage à vide des Bleues. Cette peut fut heureusement de très (très) courte durée. 30 secondes plus tard, la Russe Valentina Vernigorova écopa d’un rouge direct après une vilaine cravate sur Alexandra Lacrabère, avant que Kseniia Mekeeva ne prenne deux minutes d’exclusion quelques secondes plus tard. Sans doute le tournant du match. La suite de cette deuxième mi-temps fut une véritable démonstration. Alors que les ajustements tactiques de Trefilov impuissant ne changèrent aucunement la donne, Olivier Krumbolz se permit le luxe de faire tourner largement l’effectif français, sans changement néfaste sur le jeu collectif des Bleues, à la limite de la perfection hier. +7, +8, puis +10 à plus de dix minutes de la fin grâce à Marie Prouvensier (27-17, 48e), la démonstration a duré jusqu’à la dernière seconde où Alexandra Lacrabère trompa la gardienne russe suite à un énième 7m sur une roucoulette inversée. Le spectacle fut au rendez-vous hier soir, au plus grand plaisir des spectateurs du Parc des Sports d’Orléans venu encore une fois nombreux encourager les Bleues, qui ont pu notamment se délecter du un contre un dévastateur d’Estelle N’ze Minko digne des plus grands un contre un de Daniel Narcisse (un hommage à la fin de sa carrière internationale quelques minutes avant le début du match ?)
La Norvège vainqueur de la Golden League, la France finit 2e
Dans l’autre rencontre de la journée, la Norvège prit le dessus largement sur le Danemark en s’imposant sans sourciller 31-23. Une victoire qui leur permet de remporter pour la première fois la Golden League, devant l’Equipe de France, 2e de l’étape française mais également au classement final. Une satisfaction pour les filles d’Olivier Krumbholz, qui ont dû faire face aux nombreux forfaits lors de cette étape de Golden League et notamment celui de l’incontournable Alisson Pineau, qui ne sera pas présente aux Championnats du Monde en décembre en Allemagne.
Statistiques :
FRANCE : Gardiennes : Glauser (5 arrêts/13), Leynaud (12/25). Joueuses : Ayglon-Saurina (1/1), Zaadi (1/3), Prouvensier (2/4), Houette, Dembélé (8/9), Flippes (2/3), Mendy (3/4), Edwige (1/1), N’Gouan (2/2), Nze Minko (4/6), Gnabouyou (0/1), Lacrabère (9/10). RUSSIE : Gardiennes : Utkina (2/12), Kalinina (6/29). Joueuses : Zhilinskayte (2/2), Suslova (3/5), Danshina (1/5), Belikova, Sudakova (2/2), Bobrovnikova (3/10), Samokhina (3/5), Makeeva (3/5), Sisenova (0/1), Malashenko (1/3), Skorobotchenko (2/4), Frolova (0/1), Vernigorova (0/2), Fanina (1/2).
 
                                                                                Erwann Makouangou